Edito du mois de mars

Contenu de la page : Edito du mois de mars

Madame, Monsieur,

Les revendications et les mécontentements exprimés ou soutenus depuis quelques semaines par un grand nombre de Français, trouvent à mon sens leur origine dans l’injustice sociale et fiscale, vécue ou ressentie par nombre de nos compatriotes.

Bien que condamnant totalement les violences qui ont accompagné ces manifestations, je retiens toutefois deux points qui me semblent fondamentaux : partout, des personnes souffrent de l’isolement, de la pauvreté, de l’indifférence, de l’injustice. À Bry comme ailleurs, le devoir d’un Maire et de son équipe est de s’occuper en priorité des plus démunis. Même s’ils sont parfois cachés, ces Bryards sont une priorité.

La concertation et la discussion sont devenues incontournables. Nous vivons actuellement une profonde mutation de notre société. Les Français veulent être acteurs de la vie politique en étant associés aux prises de décisions. C’est une évolution inéluctable, qui va concerner tout le monde. Les élus de tous niveaux (des parlementaires aux élus locaux) et les agents de l’administration (des hauts fonctionnaires aux personnels des mairies) voient leurs métiers évoluer dans ce sens. À chacun d’accepter cette mutation profonde, et de s’y préparer. Cela ne remet pas en cause la qualité du travail effectué mais va modifier la manière d’accomplir sa tâche. Pour autant, les associations de toutes natures et les habitants eux-mêmes doivent aussi rentrer dans cette concertation : non pas avec la volonté inébranlable d’obtenir immédiatement ce qu’ils souhaitent à tout prix, mais avec une envie de dialogue constructif pour améliorer progressivement, et significativement, des situations mal vécues. À Bry, les exemples sont nombreux : sens unique dans une rue, évolution de la restauration scolaire, compteurs de gaz et d’électricité de nouvelle génération, ondes des antennes téléphoniques, aménagement des rues, évolution du cœur de ville… À noter pourtant qu’après toute discussion, une décision doit être prise. Comme il est impossible de répondre positivement à toutes les demandes – parfois contradictoires – certains sont satisfaits, d’autres très mécontents. Une décision n’étant jamais définitive, la concertation doit se poursuivre.

C’est dans cet esprit que je travaille actuellement avec les conseillers municipaux qui le souhaitent. Nous devons poursuivre notre mobilisation pour défendre nos intérêts, affirmer le rôle fondamental des communes, rester maîtres chez nous.
La Métropole du Grand Paris prépare actuellement son Schéma de cohésion territoriale (SCOT) qui devrait être voté en décembre 2019, notre Territoire travaille sur le Plan local d’Urbanisme intercommunal (PLUI), le Maire en 2020 n’aura plus le pouvoir de signer les permis de construire et de démolir, le PLU communal sera supplanté. Alors, que faisons-nous ? Abattement et soumission, repli sur soi, refus de toute évolution ? Certes, non ! Discussions avec tous les acteurs pour défendre les points positifs ? Bien sûr, mais insuffisant ! Mener à bien nos projets maintenant afin que d’autres ne viennent pas utiliser nos terrains pour densifier au maximum nos espaces disponibles. C’est mon choix. C’est ce que nous faisons.

Bry doit rester la ville agréable que nous connaissons. Elle le peut si nous acceptons la concertation et la discussion avec tous nos partenaires.

Jean-Pierre SPILBAUER
Maire de Bry-sur-Marne
Vice-président du Territoire ParisEstMarne&Brois
Conseiller métropolitain

Adresses utiles

Mairie

Hôtel de Ville

Télécharger la Vcard