Historique de la commune

Contenu de la page : Historique de la commune

Un village au milieu des champs
Le village primitif s’est formé au Moyen âge autour d’un port et d’un bac que les seigneurs de Bry exploitaient à l’emplacement du pont actuel. L’histoire de la commune est indissociablement liée à ce point de traversée de la Marne sans doute fréquenté dès l’Antiquité. Le village ne renfermait à cette époque que l’actuelle église, le château seigneurial (jadis situé dans le parc de la fondation Favier) et quelques demeures bourgeoises et masures paysannes installées le long de la Grande Rue, de la rue du Four et du bas de l’avenue du Général Leclerc. Le reste du territoire était constitué de champs, de bois, de vignes et de prés détenus par les seigneurs de Bry, mais également par de riches familles parisiennes et des communautés religieuses. Pendant des siècles, la physionomie de la commune n’a guère évolué. Au début du XIXe siècle, Bry n’était encore qu’un petit village rural qui vivait au rythme des travaux agricoles et dont la population s’élevait à peine à 300 habitants.

Le temps des lotissements
Le territoire communal a commencé à se transformer en 1859, dans un contexte de développement du réseau ferroviaire parisien et d’engouement pour les bords de Marne. Cette année-là, l’ancien domaine seigneurial de Bry, qui s’étendait alors sur les 2/3 de la commune, fut découpé en parcelles et mis en vente par les héritiers de la défunte châtelaine de Bry, Geneviève de Rigny. Cette opération de lotissement, concomitante avec la mise en service du viaduc de Nogent (1856), ouvrit une nouvelle page de l’histoire communale. Elle favorisa l’implantation d’habitations sur des terres à vocation agricole et conféra à la commune une nouvelle fonction, une fonction résidentielle, qui ne cessa de gagner de l’importance au fil des années.
Dans les années qui suivirent, les opérations de lotissement se multiplièrent : lotissement de La Pépinière (1892), du parc du château (1896) de la Garenne (1899)… Ces opérations ont concerné à la fois des terres agricoles jusque là préservées, mais également de vastes parcelles issues d’anciens lotissements, qu’on a démembrées à nouveau. Une nouvelle population, principalement parisienne, s’installa à Bry pour y posséder une maison de campagne à peu de distance de Paris et pour y jouir des agréments offerts par les coteaux et les bords de Marne.
Entre 1856 et 1936, le nombre d’habitants passa de 411 à 5 182.
Le développement des infrastructures et des moyens de transports ont soutenu l’accroissement de la population : construction du premier et du deuxième pont de Bry (1831 et 1873), suppression du péage du pont (1884), mise en service du tramway (1888 et 1901). Les années 1920 et 1930 sont marquées par l’ouverture du pont de Bry actuel (1938), l’aménagement du boulevard Pasteur (1928) et la construction de la ligne de grande ceinture complémentaire (1928).

Du village à la ville
Malgré son développement, la commune possédait encore un caractère agreste au début des années 1950, les coteaux et le plateau étant toujours voués aux activités agricoles. Les Bryards qui ont connu cette époque se souviennent sans doute de ces coteaux verdoyants où l’on venait ramasser des framboises, des prunes ou des mirabelles. Les derniers espaces cultivés ne purent résister à l’expansion de la région parisienne.
Le plateau fut progressivement ouvert à l’urbanisation, avec l’inauguration de l’hôpital Saint-Camille (1952), la mise en chantier de la Cité de la télévision (1972), l’aménagement des Maisons Rouges et la construction des résidences Site et Parc (1959), Beau Site (1965) et Bry Pasteur (1966). À partir des années 1970, plusieurs opérations d’aménagement concerté ont largement contribué à transformer le paysage de la commune (ZAC des Fontaines Giroux, des Coudrais, du Colombier, des Armoiries et des Graviers).
La commune a toutefois réussi à se développer harmonieusement, sans perdre son âme. Logements collectifs et habitats pavillonnaires cohabitent au sein d’un cadre de vie agréable. Au fil du temps, la ville a su conserver son caractère de banlieue résidentielle à taille humaine où il fait bon vivre.

Adresses utiles

Mairie

Hôtel de Ville

Télécharger la Vcard