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Bry en toute complicité

Bry-sur-Marne : la signification du nom

Le nom de Bry, Brie ou Bri vient du celtique "Briw" signifiant pont ou passage traversant un cours d’eau. La ville est mentionnée pour la première fois sous son nom actuel au travers d’une charte de Charles le Chauve datant de 861.

Bry-sur-Marne : des origines préhistoriques

Le site de l’actuelle ville est habité depuis le Néolithique. En effet, en 1903, l’archéologue Adrien MENTIENNE et ancien maire de la commune, met à jour les ossements d’un grand bœuf mort il y a 15 000 ans. Plus récemment, en 1982, le squelette d’une jeune femme datant du Ve siècle avant notre ère est découvert dans la cour de l’école Henri CAHN (il est conservé au musée de Bry).

A partir de cette période, la présence humaine devient continue. Elle est importante à l’époque gallo-romaine et mérovingienne comme le confirme la découverte en 1886 d’une nécropole renfermant des objets précieux : poteries, armes gauloises et franques, bijoux en argent et en or, pièces de monnaies…

Bry à l’époque féodale : le temps des grandes seigneuries

Entre la période carolingienne, celle des grandes invasions et jusqu’ au début des premiers Capétiens, aucun document n’a subsisté pour nous renseigner. Il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace de la ville, recueillie par l’érudit abbé LEBEUF. Il fait mention de personnages ayant possédé la seigneurie de Bry comme notamment la famille de PACY qui l’ acquit au XIVe siècle et qui était connue notamment pour la fondation d’une chapellenie voisine de Saint-Gervais, à Paris. Au XVIIe siècle, la terre appartenait aux MIRON, famille illustrée par François MIRON, prévôt des marchands de Paris sous Henri IV.

En 1130, la première église est construite, mais ce n’est seulement qu’en 1254 qu’elle sera consacrée et dédiée aux saints Gervais et Protais.

En 1404, Robert DE CHATILLON, cousin du roi devient le nouveau seigneur de Bry. Son château se trouvait vraisemblablement derrière l’église actuelle, à la place de la Fondation Favier.

Au XVe siècle, la seigneurie passe entre les mains de Jean DE MALESTROIT, grand chancelier de Bretagne. Son manoir se trouve à l’emplacement exact de notre Hôtel de Malestroit.

Entre 1694 et 1696, Nicolas DE FRÉMONT, marquis d’Auneuil, rachète la seigneurie et fait bâtir un nouveau château, devenu en 1866 l’actuelle mairie de Bry.

Bry à l’époque moderne

En 1759, la seigneurie de Bry fut acquise par le contrôleur général Etienne DE SILHOUETTE. Nous pouvons nous arrêter un instant sur ce personnage qui eut une grande renommée et dont le nom est devenu un mot de notre langage. Après avoir beaucoup voyagé, Il entra dans la vie publique et grâce à la faveur Madame de Pompadour, il devint le chef du plus important ministère de l’Etat, en se faisant nommée contrôleur général des finances. Chantre de la rigueur, il tenta de restaurer les finance en imposant un nouvel impôt révolutionnaire mais non sans risque, devant frapper les signes de richesses extérieures ( le futur impôt sur les portes et les fenêtres institué par le Directoire). Cependant, il tomba vite en disgrâce, la noblesse ne lui pardonna pas ces mesures et il devint vite très impopulaire. Son nom quant à lui resta attaché à la désignation d’un dessin réduit aux lignes les plus sommaires et donc dépourvu de richesse. Il se retira à Bry et commença les travaux d’agrandissement du château. Ces derniers furent confiés à François FRANQUE (1710-1793), ami de Soufflot, l’architecte du Panthéon.

À sa mort en 1767, le domaine passe à son neveu et héritier Clément DE LAAGE, fermier général, qui sera guillotiné pendant la Terreur. Puis à son fils Clément-Philippe, qui louera le château entre 1803 et 1808 à Talleyrand, alors ministre des Relations extérieures.

La Révolution supprima la seigneurie de Bry, mais elle laissa intacts le château et le domaine. IIs furent acquis par le baron Louis, un des hommes politiques considérables de la première moitié du XIXe siècle. Emigré en 1792, Joseph-Dominique Louis devenu baron de l’Empire en 1809, s’imposa comme un remarquable technicien des finances publiques et fut à cinq reprises ministre des Finances, sous les deux Restaurations et la monarchie de Juillet.

Peu après sa mort, la commune de Bry eut à s’honorer de la présence d’un autre homme, dont le nom est resté célèbre, celui de DAGUERRE. Après avoir inventé les dioramas et participé à la découverte du processus de l’art photographique, c’est auréolé de gloire (nommé officier de la Légion d’honneur et membre de l’ordre du Mérite de Prusse), qu’il vint se fixer à Bry vers 1840.

Ainsi, la générosité de mademoiselle de Rigny, nièce du baron Louis et châtelaine de Bry, a permis l’installation d’une œuvre monumentale dans le chœur de l’église en 1842 : le diorama de DAGUERRE, trompe-l’œil représentant la nef d’une cathédrale gothique.

Après la guerre de 1870 qui toucha durement Bry, le château fut reconstruit, provoquant des changements significatifs vis-à-vis du plan d’origine.

Acheté par la congrégation des dames de Saint-Thomas-de-Villeneuve en 1925, le bâtiment est transformé en école, ce qu’il est toujours à l’heure actuelle.

Enfin en 1889, la veuve de Joseph FAVIER, riche industriel habitant le château, réalise le vœu de son mari en créant au 2 rue du Four une maison de retraite pour personnes âgées qui portera par la suite le nom de Fondation Favier.

Bry sur Marne au XXe siècle : l’aire du développement

Le XXe siècle voit le début de la transformation de notre cité. Le parc du château et les pépinières de Paris sont lotis et deviennent de nouveaux quartiers. En 1926, la ville est traversée par la ligne de chemin de fer puis débute la construction de l’hôpital Saint-Camille (1936).

L’implantation de zones pavillonnaires et de petits immeubles, ainsi que la création d’importants moyens d’accès : comme l’autoroute A4 (1970) et RER (1977) et enfin l’installation d’entreprises industrielles et commerciales, créatrices avec le tertiaire de nombreux emplois, participent activement au développement du territoire communale.

Par la beauté de son site, ses nombreux espaces verts et son environnement, Bry a su garder, malgré son évolution, le charme discret d’un agréable village où il fait si bon vivre, à 12 km seulement de Paris.

Adresses utiles

Mairie

Hôtel de Ville

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